Tin-Toumma © Noé2014

Une gestion concertée de la Réserve

CNoe Traces camions RNNTT

En 2013 et 2014 :

Action de conservation et de gestion :

  • Implication et informations auprès des populations locales
  • Recrutement de 6 agents communautaires au sein des populations locales et développement d’un réseau d’informateurs pour la lutte anti braconnage. Ces acteurs se sont mobilisés et ont permis une arrestation de deux braconniers ayant sévis sur des gazelles dorcas lors de patrouilles effectuées au sein de la Réserve.
  • Arrestation d’un militaire pour fait de braconnage avec une peine de 12 mois d’emprisonnement: une première au Niger.
  • Organisation d’ateliers de formation et de campagnes de sensibilisation aux techniques de lutte anti-prédation du bétail.
  • Classement du Massif du Termit comme “Zone humide d’Importance pour la Conservation des Oiseaux ».
  • Missions de suivi écologique bi-mensuelles en partenariat avec le Sahara Conservation Fund (SCF).

Gouvernance locale :

  • Organisation d’un atelier de capitalisation participative du projet ASS afin de tirer les enseignements pour une meilleure mise en œuvre du projet.
  • Définition et validation du Plan d'Action et de Gestion Concertée de la Réserve (PAGC).
  • Ateliers de concertation avec les populations locales précédant la mise en place de contrats terroirs (conventions locales définissant des règles d’usage et de partage des ressources naturelles).
  • Renforcement des capacités des gestionnaires de la Réserve.
  • Création du Comité de gestion communautaire des ressources de la Réserve.
  • Intégration dans les Plans de Développement Communaux des deux principales  communes de la Réserve du PAGC.

Impacts de l'exploitation pétrolière :

  • Des missions sur le terrain permettant de quantifier les impacts de l'exploitation.
  • Mise en oeuvre d'un partenariat avec le Cirad pour faciliter la mise en oeuvre d'un cadre de concertation avec la China National Petroleum Corporation (CNPC).
  • Une étude du contexte institutionnel nigérien, prélude à la mise en place du renforcement de la société civile nigérienne en matière de RSE et à la mise en place d'une campagne de plaidoyer.

Développement des populations :

  • Accès à l’eau : Trois puits traditionnels renforcés, moins consommateurs en bois (ressource rare en milieu désertique) et plus durables, ont été construits en partenariat avec les communautés et prenant en compte les préoccupations de conservation.
  • Santé : Cinq missions de veille sanitaire effectuées (20 campements, environ 1200 personnes touchées) : soins primaires, campagne de vaccination, dispositif de signalement des pathologies aigües.
  • Education : Un partenariat avec l’association Esafro a été mis en place pour le transport d’élèves originaires de la Réserve inscrits à l’internat de Matassa, et un soutien matériel a été apporté à 3 autres écoles de la Réserve (matériel didactique neuf, fournitures).

Communication sur le projet :

  • Deux newsletter du projet (Le Damagram), et présentation du projet à travers les médias dont une émission de 50 minutes sur la télévision nationale nigérienne dans le but de faire connaître les enjeux de la biodiversité sahélo-saharienne.
  • Conférence sur le thème « Conservation et Développement durable » animé par le Chef de projet à l’Université de Maradi (Niger) lors de la semaine de la Biodiversité. Diverses communications lors de Conférences scientifiques internationales (réunions annuelles du Groupe d’intérêt Sahélo-Saharien - SSIG) et 80 heures de cours au sein des masters Biodiversité et Gestion des ressources naturelles des Université de Niamey et Maradi.
  • Une dizaine d'articles scientifiques ont été publiés par SCF sur des thématiques directement reliées à la RNNTT.